L’esclavage domestique : Une réalité en France 

“[…] Dans le cas de l’esclavage domestique, si la victime n’a pas porté plainte dans les trois années qui suivent son retour dans son pays d’origine, la plainte n’est pas recevable.

La commission parlementaire française d’enquête sur l’esclavage moderne, déplorait que l’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) ne comporte pas plus de dix-huit personnes pour l’ensemble du territoire et que les différents services de police chargés d’enquêter soient eu aussi, peu coordonnés.

Le même manque de personnel, ne permet pas d’intervenir dans les ateliers du travail clandestin, alors que les fonctionnaires disposent de renseignements qui leur permettraient d’en démanteler le double chaque année.

L’intégration européenne devrait pallier ces faiblesses avec la mise en oeuvre d’Europol, office chargé de coordonner les informations à l’échelle internationale.

Mais, l’orchestre demande encore à être harmonisé sous la baguette d’un chef qui mette à l’unisson des cultures policières nationales très différentes les unes des autres.

D’autre part, l’existence d’une justice intégrée organisée depuis le 29 juin 1998, au sein de Réseau judiciaire européen demande encore la mise en oeuvre de pratiques communautaires qui heurtent souvent les susceptibilités nationales.

On le vit, lors de la décision du Conseil du 14 décembre 2000 qui créa Eurojust (Unité de coopération judiciaire de l’Union européenne).

Alors que l’efficacité exigeait la création d’un parquet européen, où un procureur européen aurait pu traquer les délinquants, on y renonça afin de ne pas faire basculer la construction européenne dans une voie fédérale.

Eurojust reste un simple organisme de coopération, qui n’entame en rien la souveraineté des justices nationales.

Finalement, au-delà des arguties administrativo-judiciaires, le procureur de la République Éric de Montgolfier (un magistrat français), identifie parfaitement le fond du problème dans un État démocratique, comme la France lorsqu’il déclare à la commission d’enquête “Je ne suis pas persuadé que le corps social soit terriblement affecté par l’objet de votre mission et que les services de l’État aient la volonté de lutter contre ces comportements”.

Et d’ajouter non sans amertume en parlant plus particulièrement de Nice : “Les institutions niçoises s’accorderaient encore mieux de la prostitution des filles de l’Est, si, elles ne se déroulaient pas sur la promenade des Anglais.

Notre société repose sur une hypocrisie fondamentale !

Rien ne doit polluer le regard de l’honnête homme”.

Jusqu’à aujourd’hui, les démocraties ont édicté des lois abolitionnistes, mais la publication de ces textes est rarement accompagnée de mesures d’application.

Au demeurant, à l’exception de quelques militants de l’Organisation non-gouvernementale (ONG), l’opinion ne s’en soucis guère, alors qu’un grand élan populaire pourrait donner à ces textes, une efficacité réelle et que des structures comme “Interpol” (organisation internationale de police criminelle), pourraient d’ores et déjà faire un excellent travail.

L’esclavage prospère d’abord sur le terreau des faiblesses de l’État, comme le montrent les difficultés du brésil, où gangs et milices privées se noient dans l’immensité de l’Amazonie”, article publié le samedi 2 décembre, écrit par la journaliste française Audrey Crespo-Mara.

 

   Les pays les plus touchés par l’esclavage :

Selon le dernier rapport de la journaliste “Audrey Crespo-Mara”, les pays les plus touchés, sont : l’Asie (la corée du Nord, la Papouasi-nouvelle Guinée, Turkmenistan), l’Europe (Biélorussie et Russie), l’Afrique (Algérie, Mauritanie, Libye, les deux Soudan, la Gambie, la République centrafricaine, le Zimbabwe), Proche-Orient (Iran et Syrie), et l’Amérique (Venezuela, Surinam, Belize, Haïti)…